Normalement, les chevaux destinés à l'abattage doivent disposer d'un espace minimum de 1 m 75 par bête dans le camion. Ils ont droit à un répit de 24 heures afin d'être nourris et abreuvés, ainsi que de deux haltes d'une heure entre les étapes... En théorie, bien sûr, car très peu de ces normes sont respectées.
Une fois arrivé aux abattoirs, le cheval est installé dans des stalles (si on peut appeler cela comme ça), où ces pauvres bêtes n'ont pas plus la place de se tourner que dans le camion. L'heure fatidique arrive enfin, presque un soulagement après les souffrances que le cheval a enduré. Pour être rendu propre à la consommation humaine, les animaux doivent être vidés de leur sang. Mais un animal mort ne perdant que très peu de sang, ils sont donc tous saignés vivants, et décèdent de la perte de leur sang.
Comme il est cruel de trancher la gorge à un animal vivant, et d'attendre qu'il meure en se vidant de son sang, la plupart des pays du monde ont adopté des lois rendant obligatoire l'étourdissement préalable des animaux. En France, la loi a été adoptée en 1965, sous l'impulsion de Jacqueline Gilardoni, fondatrice de l'Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs (OABA).
Certains autres pays ont voté une loi interdisant cette pratique (rendant donc obligatoire l'étourdissement préalable des animaux). Mais ces méthodes ne sont pas toujours fiables, car il arrive que l'animal se réveille pendant l'égorgement.
Vous aimeriez être a leur place?