Une infirme lueur d'espoir...

Une infirme lueur d'espoir...
Il y aurait aujourd'hui près d'un million de chevaux en France. S'ils sont majoritairement considérés comme des animaux familiers, ils sont encore vus par certains comme des animaux de boucherie. Certes, la consommation ne cesse de chuter en France (elle a reculé de 60% entre 1980 et 2001), mais il demeure encore des boucheries chevalines où la plus noble conquête de l'homme est débitée en morceaux.

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 14:44

Chute de 17%

Chute de 17%
36.000 chevaux ont ainsi été abattus en 2002, selon les statistiques du ministère de l'Agriculture contre 44.000 en 2001. Les chiffres de 2003 devraient être encore en baisse.
Les élevages en France se font de moins en moins nombreux. Selon une étude de l'Ovival (Office national interprofessionnel des viandes, de l'élevage et de l'aviculture), 4628 chevaux ont été importés en France à fins de boucherie soit une chute de 17% comparé à la même période de 2002. Les importations d'animaux vivants ne représentent plus que 6% de la consommation, ils viennent notamment de Pologne et d'Espagne. Par ailleurs la France a exporté 4.304 chevaux pour la consommation humaine, essentiellement vers l'Italie.

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 14:49

Poulains

Poulains
Et encore lorsque l'on parle de chevaux, devrait-on écrire poulains. En effet, les Haras nationaux dans une fiche statistique consacrée à l'élevage de chevaux indiquent que : « La majorité des poulains [de trait] est élevée pour produire de la viande. Ils sont abattus lors de leur première année (ils ont entre 6 et 9 mois et sont appelés «laitons») ou de leur seconde année. Le reste sert au renouvellement du cheptel de reproducteurs ou est destiné à d'autres utilisations (attelage, débardage...). D'après une enquête, les jeunes chevaux de trait représenteraient 29% des chevaux abattus. Les 71% restants sont constitués de chevaux adultes de réforme (48% de chevaux de sang et 23% de chevaux de trait) ».

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 14:51

Manège

Manège
Car, effectivement si les chevaux de trait sont élevés pour finir à la boucherie, entrent aussi dans les abattoirs des chevaux de course ou de manège qui sont devenus trop âgés pour être montés, ou bien encore de jeunes animaux de trois ans environ qui ne répondent pas à des critères de performance suffisants. Cela représente un cheval abattu sur deux.

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 14:53

Point de vue d'expert

Point de vue d'expert
Si dans notre pays, les éleveurs et industriels de la filière équine font profils bas, car ils savent que leur activité n'est guère appréciée, au Québec, ils n'ont pas ces pudeurs. Un site d'une boucherie canadienne lève donc, sans fard aucun, le voile sur la réalité de ses pratiques.
I
l est ainsi écrit : « Un dicton populaire affirme: <<vieux boeuf, mauvaise viande; vieux cheval, bonne viande !>>. Les connaisseurs, en effet, apprécient le cheval âgé parce que la viande est alors mûre et à point. L'étal de la boucherie hippophagique propose deux sortes de viande: celle du poulain qui donne une viande blanche, pendant nutritif du veau, neutre de goût, très digestible, et celle du cheval adulte ».

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 15:04